ORAGE



ORAGE

Frénésie inutile de dessins épileptiques animés en  boucle...Danse arythmique..Fantaisie ni triste, ni joyeuse...Mécanisme qu'on ne contrôle plus à projeter sur un dessin fait d'une texture de traits gris ou bleus ou rouges.
Il m'arrive de rêver non pas de ces images là, mais d'un  monde où l'ambiance et les évènements nous sont totalement fermés..où l'on ne peux dialoguer avec rien, où les choses passent, présentes, existantes, frétillantes, mais toujours fuyantes, glissantes, vivantes, où rien ne  nous appartient jamais..comme si rien n'était plus opaque et plus insaisissable que ce qui est visible et sensible, comme s'il nous manquait le secret de l'interpénétration, comme si "être" ça voulait dire "ne pas être tout le reste à jamais"..et que cette condition, ni triste ni joyeuse était  un lot babélien où la surcapacité humaine à communiquer des signes ne pouvait malgré tout pas nous faire échapper à une sorte d'inexistentialité, à l'étrangeté mutique que les signes possèdent dans ce qu'ils ont d'abstraits, au-delà de la compréhension naturelle ou culturelle qu'on a d'eux, et à un chaos total qui s'organise sans logique, dans d'infinies combinaisons, enroulé et déroulé autour de lui-même.